"La foule en papier que j'ai fabriqué, vous remplacera tous.
Parce que c'est si difficile de parler de soi, qu'au bout du compte, qu'importent les mensonges, s'ils absorbent la grandeur que vous n'avez pas pour mieux la faire luir, et s'approprient ce style plein de grandiloquence que vous regrettez, dans votre petit corps insipide. Qu'importe le monde qui nous a nourri. Seul est alors celui qui n'existe que par nous, celui que nous construirons aux dépends de nos vies. Tout est devenu facile, recyclable. Notre lit est devenu un mouroir, et nos draps comme des linceuls gelés nous étreignent le coeur, quand vient le soir... Les jours rallongent. Sont-ils donc trop longs ou trop courts ? Je ne sais plus de quoi j'ai besoin, si j'ai encore des besoins. Où iront toutes ses petites feuilles jaunies qui moisissent dans un placard ? Quand existera l'histoire dont nous rêvons tous ? Sommes-nous donc trop petits... Je ne sais pas de quoi sera fait demain, et j'ai peur. Je crois que c'est comme ça qu'on grandit."
Parce que c'est si difficile de parler de soi, qu'au bout du compte, qu'importent les mensonges, s'ils absorbent la grandeur que vous n'avez pas pour mieux la faire luir, et s'approprient ce style plein de grandiloquence que vous regrettez, dans votre petit corps insipide. Qu'importe le monde qui nous a nourri. Seul est alors celui qui n'existe que par nous, celui que nous construirons aux dépends de nos vies. Tout est devenu facile, recyclable. Notre lit est devenu un mouroir, et nos draps comme des linceuls gelés nous étreignent le coeur, quand vient le soir... Les jours rallongent. Sont-ils donc trop longs ou trop courts ? Je ne sais plus de quoi j'ai besoin, si j'ai encore des besoins. Où iront toutes ses petites feuilles jaunies qui moisissent dans un placard ? Quand existera l'histoire dont nous rêvons tous ? Sommes-nous donc trop petits... Je ne sais pas de quoi sera fait demain, et j'ai peur. Je crois que c'est comme ça qu'on grandit."